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Dimanche 20 janvier 7 20 /01 /Jan 13:08

Après avoir partagé avec vous toute l'histoire de la naissance de mon fils, je vous mets également le récit de la césarienne de mes filles.

J'ai décidé de partager avec vous la naissance de mes filles par césarienne, ne serait-ce que pour dire qu'un césarienne peut se faire dans le respect et donner de l'espoir à celles à qui on ne laisse pas le choix.

Alors voilà... la grossesse se passe bien, les filles grandissent et malgré un niveau de liquide bas (résultats différents selon les appareils et les médecins qui mesurent!), la grossesse avance. Malgré toutes ces échographies, nous ne savons pas si nous allons avoir 2 filles ou 2 garçons. Nous savons que ce seront des vrais jumeaux ou jumelles car le placenta ainsi que la poche extérieure sont communs.

Depuis 2 mois, je sens que ce sont des filles et je leur ai donné des prénoms. A. est en bas à gauche, I. en haut à droite (ou D. et N. si par hasard c'est des garçons). A. avait fait le début de la grossesse la tête en bas mais à 5 mois, elle se retourne et elle a dû trouver ça confortable car elle est restée les fesses en bas. Isabelle était plutôt du genre acrobate, elle changeait souvent de position, se mettait en travers etc. A 35 semaines, I. se fixe aussi les fesses en bas... je suis déçue, j'ai espéré si fort l'accouchement voie basse. Je demande à mes filles de se tourner, je leur dit que c'est le dernier moment... et je sens bien qu'elles essaient et que ça ne passe plus. Je comprend donc que ce ne sera plus possible mais j'ai la nette impression que les choses sont bien ainsi, que c'est comme ça que je suis sensée le vivre, que c'est mon chemin pour apprendre.

Nous avions demandé au gynéco de ne pas nous donner de dates de césarienne trop longtemps à l'avance pour ne pas nous dire que ce sera tel jour... Finalement il a bien respecté ce choix: c'était un lundi et il nous a dit: A. commence à avancer, le col se raccourci (ça faisait déjà quelque temps qu'il était mur). Et comme il ne voulait pas que l'accouchement se déclenche et que les fesses s'engagent trop loin, il a dit: ce sera après-demain.

J'ai trouvé bien que le signal soit venu de mes bébés et pas du confort du médecin. La date était à 37 et 1 jour, donc aucun protocole de prématurité... si le col n'avait pas été raccourci, il aurait encore attendu.

J'ai eu le choix d'entrer à la maternité la veille ou le matin même. J'ai choisi d'entrer la veille pour me mettre dans mon cocon et me préparer à devenir mère. La dernière douche avant la césarienne était symbolique pour moi. Le papa m'a rejoint il était 7h45. A 8h, on m'emmène, mon mari m'accompagne jusqu'à l'entrée de la salle d'op. Pendant qu'on me fait l'anesthésie, on l'aide à se changer. Il me rejoint une fois la rachi-anesthésie faite.

C'est étrange comme sensation, je sens les choses de l'intérieur, je sais ou sont mes jambes mais aucunes douleurs. Je sens A. sortir de moi. C'était rapide, mais je l'ai sentie, je savais quel bébé on avait sorti et c'est super important pour moi. Elle pleure un tout petit peu, mais pas très fort. Je pense: ouf, elle respire seule! J'entends: ah elle a fait pipi sur le matériel! Je rigole un peu Je me souviens avoir demandé: c'est une fille? J'avais si peur que mes intuitions soient fausses et que j'ai appelé un garçon par un prénom de fille pendant 2 mois! Oui, c'est une fille. C'est A.
On me la montre en vitesse et papa et le doc sortent de la pièce.

Je sens I. sortir, elle aussi pleure un peu. Elle aussi respire bien. Ma hantise c'était qu'elles doivent partir tout de suite en néonat... donc ça c'est ok. On me l'amène encore toute recouverte de liquide amnio, on la sort un tout petit moment de la pièce pour les contrôles d'usage j'imagine. Je sais que certaines aspirations sont nécessaires en cas de césarienne car elles n'ont pas été comprimées par la descente dans le vagin.

Quelques minutes plus tard, papa et les 2 petites reviennent en salle d'op. A. a été légèrement essuyée, I. même pas. Je sens l'odeur du liquide amniotique sur elles, je leur fais des bisous. Elles sont posées sur ma poitrine. C'est génial, une super émotion. Pendant ce temps-là, on me recoud. Et à un moment, ça me gêne qu'on me recouse, ça tire un peu, je demande qu'on enlève les filles, leur poids m'oppresse. Elles partent avec le papa pour leur premier bain.

On finit de me recoudre et je vais en salle de réveil. Les petites sont nées à 8h15 et 8h16. A 9h je suis en salle de réveil. 9h15 Isabelle tète. Elle y restera pendant 45 minutes. 10h: Amélia se réveille et tète aussi, environ 40 minutes. Ces premiers moments sont magiques. Ensuite on nous emmène tous ensemble dans ma chambre (individuelle).

Voilà...

Par grisouille - Publié dans : grossesse et naissance
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Mardi 24 août 2 24 /08 /Août 11:17

J'ai trouvé des infos au détour du net pour lutter contre ces charmantes bêtes... je vais donc les rassembler ici.

En prévention, on peut ajouter quelques gouttes de lavandin à son shampoing habituel, c'est un répulsif naturel.

On peut aussi appliquer un henné neutre (non colorant) 2-3x par année, il gaine le cheveux et empêche une nouvelle infestation simplement parce que le poux ne peux plus s'accrocher: http://hennecoloration.wordpress.com/2007/10/12/le-henne-neutre-contre-les-poux/

La décoction de noix de lavage en shampoing a un effet répulsif anti poux grâce à l'odeur de la saponine que les poux n'aiment pas. Cette décoction combat aussi les pellicules. http://hennecoloration.wordpress.com/2007/10/12/le-henne-neutre-contre-les-poux/

Personnellement, j'ajoute un verre de savon d'alep râpé et un peu d'agar agar au mélange. Avec de l'EPP en conservateur, ça se garde environ 1 mois. (30 gouttes pour 1 litre de décoction). La décotion a aussi un effet anti-moustique si appliqué sur la peau Smile

 

Lutte:

Si par hasard les poux sont déjà installé, on peut faire la recette suivante pour les éliminer (trouvé sur aroma-zone):
55ml d'huile de coco
5ml d'huile de margousier (neem)
40ml de beurre de karité
33 gouttes d'HE de lavande (personnellement je mettrais plutôt lavandin)
16 gouttes d'HE de géranium

Fabrication:
- Faire fondre le beurre de karité à feu doux.
- Retirer du feu
- ajouter le beurre de coco (ou la moitié du beurre de karité) + l'huile de margousier.
- Faire fondre en mélangeant hors du feu (pour ne pas trop chauffer le margousier qui risque de perdre ses propriétés)
- laisser tiédir 5 minutes puis mettre au congélateur quelques minutes
- retirer du congélateur lorsque la préparation commence à blanchir sur les bords
- ajouter les HE et bien mélanger
- transférer dans un pot

Utilisation:
Appliquer le baume sur les cheveux humide en insistant sur les racines. Laisser poser 15 minutes. Peigner soigneusement avec un peigne très fin pour éliminer les poux et les lentes morts. Laver avec un schampoing à l'HE de lavandin. Répéter l'opération tous les 3 jours pendant 15 jours. (la préparation se conserve bien au frigo).

Si c'était pour moi, je pense que je mettrais 95ml de beurre de karité... L'huile de margousier est un insecticide naturel utilisé dans l'agriculture biologique. Il faut que l'huile ait été non chauffée (passé 50°C, le margousier perd ses propriétés. Son odeur est désagréable, d'où la quantité d'HE ajoutées. On peut garder comme aide mémoire: 5% d'huile de margousier, 1,5% d'huiles essentielles.

Personnellement, je pense que je vais faire 2 hennés neutres à mes enfants par année en préventif + HE de lavandin dans le schampoing.

Par grisouille - Publié dans : soins et santé au naturel de maman et bébé - Communauté : Maternage & Parentalité
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Mardi 26 mai 2 26 /05 /Mai 10:36

Voici mes 10 (11 si on compte le palmarosa) huiles essentielles de base. Pour un usage familial et courant, je trouve q'on peut tout faire avec. Les informations viennent principalement du livre "L'aromathérapie: se soigner par lui huiles essentielles" du Dr Baudoux. Elles sont, sauf si le contraire est mentionné, compatibles avec la grossesse (sauf les 3 premiers mois) et l'allaitement.

 

- Eucalyptus radié : pour toutes les affections des poumons, toux, pour purifier l'atmosphère, en cas d'otite en combinaison avec la lavande vraie. Avec les tous petits, utiliser surtout en diffusion pour assainir l'air et faciliter la respiration.

 

- Petit-grain : excellent antibactérien et antioxydant. Le basique pour celles qui font leur produits cosmétiques maison (ça sert de conservateur).

 

- Bois de rose : Pour prévenir et soigner la bronchiolite du nourrisson (pour soigner, combiner avec le ravintsara). C'est aussi un anti-fongique (utile pour traiter les vêtements, couches, en cas de mycose). On peut aussi en mettre sur une brûlure légère avec un peu de lavande vraie.

Je précise que cette huile essentielle sert aussi d'anti-parasitaire (utilisée pour lutter contre les vers, en interne pour moi, mélangé à de l'huile végétale pour les fesses des filles et dans la lessive pour désinfecter le linge qui doit être lavé à basse température).

 

- Lavande fine : c'est la seule huile essentielle qu'on peut utiliser pendant les 3 premiers mois de la grossesse. Elle est antibactérienne (désinfecte) et calmante.

 

- Lavandin : celle-là n'est pas forcément (prudence) compatible avec la grossesse et l'allaitement, mais suffit pour désinfecter la lessive, à ajouter sur un mouchoir dans le sèche-linge. Elle est moins chère que la lavande fine que je réserve à un usage domestique (ménage). J'en profite pour faire un clin d'oeil à une autre lavande, la Lavande aspic qui est utile pour les piqures d'insectes, en complément du géranium rosat et qui est aussi un excellent répulsif à poux.

Je tiens à préciser que selon certains aromathérapeutes ont peut utiliser le lavandin super pendant la grossesse (sauf les 3 premiers mois et la grossesse, mais qu'il faut éviter la lavande aspic).

 

- Mandarine : Favorise le sommeil. Mélangée à une huile de base (par exemple huile d'olive), peut servir à masser le ventre de bébé. Soulage les coliques et aide en cas de constipation. Attention, elle est photosensiblisante, donc ne pas utiliser avant une exposition au soleil.

 

- Ravintsara (cinnamunum camphora) : Soutien le système immunitiare, aide en cas d'affection virale, surtout si combiné au bois de rose. Ici je m'en sers lorsque j'ai le nez bouché, mal à la gorge... et je m'en met sur les poignets si je dois aller chez quelqu'un qui est malade, ça protège (pour celles qui craignent l'odeur, on peut aussi mettre sur le ventre). On peut aussi utiliser l'eucalyptus radié à cet usage.

Attention à ne pas confondre le ravensare aromatique qui est immunostimulant (ravensara aromatica) et le ravintsara (cinnamonum camphora) qui est une excellente huile (plus puissante que le ravensare aromatique) pour les grippes, toux, bronchites, sinusites, affections virales en général. Les 2 sont ok pendant la grossesse et l'allaitement. Cela dit, j'aime aussi beaucoup de ravensare aromatique en pour traverser l'hiver sans être trop malade... 1 goutte sur le plexus avant de sortir, surtout si on va voir quelqu'un de malade (on peut aussi le faire avec l'eucalyptus radié).

 

Et une un peu plus chère mais que j'aime beaucoup:

- Géranium rosat : fait fuir les moustiques, appaise aussi en cas de piqure d'insecte, quelques gouttes dans le bac à adoussissant avec un peu de bois de rose aide à lutter contre les mycoses (quand on lave à basse température) et en plus, ça sent bon.

Cette huile est aussi excellente pour calmer les petits saignements et est cicatrisante. Ici j'ai fait un flacon avec de l'huile d'olive, du géranium rosat et de la lavande fine pour désinfecter les bobos et faciliter la cicatrisation.

 

- Romarin à cinéole : C'est la seule huile essentielle de romarin qui n'est pas très agressive pour la peau et compatible avec la grossesse et l'allaitement. Je la trouve utile en complément du ravintsara ou de l'eucalyptus radié, si on voit que ce n'est pas assez efficace utilisé seul. Je l'utilise surtout en cas de toux et de sinusite.

 

- Palmarosa : On peut l'utiliser pour déclencher (à terme, hein!) en massant le bas du dos avec 3x par jour (2 gouttes d'huile essentielle dans une tombée d'huile végétale)... pendant le travail, si c'est long, on peut faciliter en massant toutes les 30 minutes. Cette huile est un tonique utérin, donc elle diminue aussi le risque d'hémorragie après vu qu'elle facilite son retour à sa forme d'origine.

Elle est aussi un puissant anti-bactérien, un fongicide puissant, antivirale, stimulante immunitaire et cicatrisante. Déconseillée pendant la grossesse mais pas pendant l'allaitement.

Elle est indiquée pour: les rhinopharyngites, sinusites, otites, cystites, utérites (infections de l'utérus), vaginites (infections du vagin), cervicites (infections du col de l'utérus), salpingites (infections des trompes), acné, eczéma, plaies, escarres, mycoses cutanées, digestives et gynécologiques et elle facilite l'accouchement.

C'est une huile majeure pour les femmes je trouve... elle peut être remplacée par d'autres si on en a plein, sauf pour l'accouchement. Et en plus elle sent bon la rose.

 

Celles que j'utilise le plus:

Le romarin à cinéole, le bois de rose, le lavandin (entretien des couches et nettoyages divers), le géranium rosat et l'eucalyptus radié.

 

J'en profite pour un petit avertissment. On a souvent entendu dire que l'huile essentielle de tea tree est super pour les couches... mais certaines études montrent que ça peut être mauvais pour les petits garçons car ça empêche un bon développement des organes sexuels... prudence donc!

Par grisouille - Publié dans : soins et santé au naturel de maman et bébé - Communauté : Maternage & Parentalité
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Mardi 26 mai 2 26 /05 /Mai 10:33
Voilà, je lance la rubrique des soins cosmétiques maison. Suite à plusieurs recherches, voilà ce que j'utilise actuellement:

Pour les cheveux :
- Au quotidien: lavage à l'eau + rinçage à l'au vinaigrée (1 cuiller à soupe par demi-litre) ou citronnée pour la brillance

- Si cheveux gras: je lave au jaune d'oeuf (ou à l'oeuf entier, mais le rinçage est plus délicat). Pour éviter l'effet poisseux: Bien rincer et faire le dernier rinçage à l'eau vinaigrée.
Pour un résultat optimal: faire le lavage à l'oeuf le soir, bien rincer et relaver à l'eau + rinçage au vinaigre le lendemain matin.

- Soin démêlant: lait d'avoine maison: faire tremper 1 cuiller à soupe de flocon d'avoine dans un mouchoir en tissus dans de l'eau pendant min. 12h et presser pour extraire un maximum de lait d'avoine maison. Utiliser le lait d'avoine en rinçage (on peut aussi y ajouter un peut de vinaigre, surtout si l'eau est calcaire). On peut utiliser le mouchoir avec l'avoine à l'intérieur comme gommage pour le corps.

Pour le visage :
- lavage à l'eau de rose ou avec une tisane de camomille
- démaquiller avec le liniment
- crème de nuit: huile d'abricot

Pour le corps :

- lavage à l'eau + soin à l'avoine (recette voir soins des cheveux)
- après la douche ou le bain: huile parfumée.
Je met 20% d'huile d'avocat (ou de jojoba) et 80% d'huile de tournesol. Ces huiles pénètrent bien et ne graissent pas trop la peau. J'ajoute, pour 1dl, 8 gouttes d'HE de petit grain et 8 gouttes d'HE de bois de rose.
- huile "bonne mine" (en phase de test): macérat de carotte... (c'est en train de macérer). Je pense la mélange à raison de 10-20% avec une huile de base.

Pour les mains et les fesses de bébé :
Liniment maison: 50% eau de chaux, 50% huile d'olive, 1 cuiller à café de cire d'abeille purifiée (2-3 cuiller si on veut une texture plus onctueuse et conserver le produit en pot plutôt qu'en flacon). Fondre la cire dans l'huile, ajouter l'eau de chaux et mixer 1-2 minutes. Laisser tiédir et ajouter les huiles essentielles de votre choix (ici, lavande fine + géranium rosat). Mettre en bouteille ou en pot (selon votre choix).

Pour les lèvres : 
Beurre de karité... ou, pour les gourmandes, fondre le beurre de karité à basse température, ajouter un peu de miel et remettre en pot.

Pour les petits bobos :
Huile cicatrisante et désinfectante: 1dl d'huile d'olive + 10 gouttes de lavande fine (désinfectante ,cicatrisante et calmante pour les brûlures) + 10 gouttes de géranium rosat (cicatrisante, hémostatique et calmante pour les piqures d'insectes)

Par grisouille - Publié dans : soins et santé au naturel de maman et bébé - Communauté : Maternage & Parentalité
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Dimanche 8 mars 7 08 /03 /Mars 17:55
Samedi: Aujourd'hui, c'était l'anniversaire des grandes. J'ai déjà passé les 40 semaines et je ne veux pas que la naissance ait lieu le même jour... superstition? Je ne sais pas... mais je préfère que ce ne soit pas ce jour-là. Ca fait 5 jours que je sens des contractions de préparation. Je sais que la naissance est proche. Je vais donc me couchée soulagée que tout se soit bien passé pour l'anniversaire.

Je me réveille pour faire pipi et je regarde l'heure: 0h15. Je me dis: Tiens, ce n'est plus l'anniversaire des filles, bébé tu peux venir. Je me recouche et 5 minutes après, j'ai une contraction. Je me dis que c'est bien, que ça va se faire. Je me recouche pour me reposer au maximum. J'ai des contractions qui me réveillent mais je ne regarde pas l'heure... soudain PLOP! La poche des eaux est rompue. Je réveille mon mari pour qu'il m'aide à limiter l'inondation du lit. La naissance n'était pas prévue dans cette pièce car nous dormons encore avec les filles.

Il m'aide bien volontiers et nous sommes convaincus que c'est pour cette nuit. Nous nous levons, allons à la cuisine manger et boire quelque chose... j'ai des contractions, mais rien de régulier, donc vers 4h nous allons nous recoucher. 

Dimanche: Au réveil, je suis un peu déçue de voir que j'avais bien dormi, sans me faire réveiller par les contractions... et je ne perds plus de liquide. Je me dis que la tête doit maintenant mieux appuyer sur le col. Je bois donc beaucoup pour que bébé ne manque pas de liquide.

Toute la journée, j'ai des contractions irrégulières. En fin d'après-midi, elles s'intensifient, toujours sans rythme régulier. Je me fais un toucher et je suis environ dilatée à 3cm. Nous allons nous coucher, persuadés que c'est pour cette nuit et que tout le repos possible sera bon à prendre. Je me couche dans la pièce préparée pour la naissance et je laisse mon mari aller dormir avec les filles.

Vers 1h30, il vient voir si je dors... je ne dors pas, les contractions sont bien présentes. Il reste avec moi et je lui dit mon découragement devant ces contractions qui semblent hésiter... aux 15 minutes environ. C'est aussi un tournant pour moi: la poche est rompue depuis plus de 24h. un éventuel transfert sigifie 2ème césarienne... Si j'avais eu une sage-femme, elle aurait demandé le transfert. Je prends conscience que mon choix est le bon, mais je n'exclus pas un transfert si je sens que les choses ne vont pas. Mais ça va, même si le découragement guette. Vers 4h30, nous décidons de dormir, convaincus que finalement ce ne sera pas pour cette nuit.

Lundi: mon mari ne part pas travailler... mes contractions et les 2 nuits passées m'épuisent. Je ne me sens pas le courage de gérer les filles, et aussi, je me dis que la naissance est pour bientôt, que j'ai besoin de tout le repos possible. La journée passe doucement, ponctuée de contractions environ aux 30 minutes. Je me dis que ça n'en finira jamais. Dur de garder courage. Dans l'après-midi, je me fais un toucher pour voir si au moins toutes ces contractions ont au moins servi à quelque chose. Je suis environ dilatée à 5cm. Au moins ça avance un peu. En touchant, j'ai senti la tête du bébé sur le col et j'ai eu la nette impression qu'il essayait de tourner. Il était toujours en postérieur, dos contre mon dos la veille.

Vers 17h, j'ai la nette impression qu'il faut que bébé naisse ce soir. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai un sentiment d'urgence. Les contractions se rapprochent au 10 minutes et se font plus régulières. Je ne peux pas objectivement dire qu'elles sont plus intenses, mais je sens un changement subtil. Vers 21h, mon mari couche les filles. Je suis dans ma bulle depuis un moment dans la pièce préparée pour la naissance. Il y un matelas protégé, des coussins, un ballon, une chaise, les ciseaux stérilisés, etc. J'essaie de respirer avec chaque contraction et d'accepter la pression. 

Une fois les filles couchées, mon mari me rejoint. Je n'ose pas lui dire, mais les contractions étaient plus gérables quand j'étais seule. Je parle avec lui, je lui dis que j'en ai marre que rien n'avance, qu'il faut que ça finisse bientôt, que je m'épuise. Nous parlons un moment et en regardant l'heure pour rigoler, nous constatons que les contractions se sont rapprochées, au 5-7 minutes environ. Elles prennent en force et je sens que je dois faire un son pour les aider à passer. Je reste assise, les jambes en tailleur, le dos appuyé contre le mur. Ca reste gérable. Je me dis que rien ne dit que cette nuit sera la bonne, me demande si je ne ferais pas mieux de me coucher et me reposer au cas ou ce ne serait encore pas pour cette nuit.

Nous nous sommes donc allongés et les contractions ont encore pris en intensité. A partir de là, je suis incapable de faire un récit chronologique... c'est juste comme si une tempête m'avait emportée.

Un moment après, j'ai demandé à mon mari d'aller mettre l'écharpe de portage pour que je puisse m'y suspendre. Je sais que j'ai passé pas mal de contraction acroupie et suspendue à cette écharpe. J'ai aussi passé un peu de temps debout ou couchée sur le côté avec une jambe surélevée pour souffler un peu.

Je me souviens avoir sangloté, pleuré, crié. J'avais l'impression que ça ne s'arrêterais jamais, que ce bébé ne naîtrait jamais, que je n'arriverais jamais à m'ouvrir assez. J'ai même parlé d'hôpital à un moment et je me souviens que mon mari m'a dit: mais non, tu es formidable, tu vas y arriver.

Plus tard, je n'en pouvais plus, je me suis jetée sur le matelas, couchée sur le côté... 2 contractions plus tard, j'ai à nouveau perdu les eaux et à en juger par l'odeur ensuite, j'ai également uriné. Tout à coup, j'ai commencé à sentir une grosse boule dans mon bassin et une sensation de poussée. Je me suis mise à 4 pattes et j'ai commencé à accompagner cette poussée avec mon souffle. Les douleurs de quelques minutes auparavant avaient disparu. Je ne sentais que la pression de la tête et mes bras qui tremblaient. Quelques contractions plus tard, je poussais pour accélérer la sortie de bébé, je voulais vraiment que ça s'arrête. Soudain, la tête est sortie... gros soulagement. A la contraction suivante, le reste est sorti et bébé est arrivé sur le matelas. Il a pleuré pour ainsi dire dans la seconde qui a suivi son atterissage. Je me suis tournée, je l'ai pris. Il était un peu violet et avait le cordon serré autour du coup. Le cordon était déjà blanc, il avait cessé de battre. J'ai enlevé le cordon et j'ai tenu bébé la bouche vers le bas pour qu'il puisse respirer. Il n'a pas tardé à crier encore 2 fois et je l'ai pris contre moi. Il est 0h35.

J'ai dit à mon mari: le cordon ne bat plus, on va pouvoir le couper pour s'installer confortablement avec bébé en attendant le placenta. Il a pris le cordon en coton et l'a noué autour du cordon et l'a ensuite coupé. J'ai alors vu, presque par hasard, que c'était bien un garçon, comme mon intuition me le disait. 

Je l'ai séché à l'aide d'un grand drap de bain et nous nous sommes installés l'un contre l'autre au chaud sur le matelas. Mon mari s'était rapidement occupé d'enlever ce qui était mouillé suite à la naissance pour que nous ayons chaud. Après un moment, une dizaine de minutes je pense, bébé s'est mis à téter. Je me souviens avoir pris mes pulsations cardiaques et palpé mon ventre pour savoir si l'utérus continuait bien à contracter et si je n'avais pas de signes d'hémorragie. Tout allait bien alors je l'ai laissé téter.

Bébé a fini par lâcher le sein en dormant donc je me suis levée pour le placenta. Je me suis acroupie sur une bassine et j'ai poussé un petit coup et le placenta est tombé. Il semblait entier. Il était 1h40. J'ai également perdu un peu de sang, mais j'étais rassurée par la bassine qui me permettait de vraiment visualiser la quantité. Mon mari, qui a regardé bébé naître, m'a dit que j'avais déchiré. Lorsque ça s'est calmé, j'ai demandé à mon mari de m'aider à mettre une culotte et une serviette. Ensuite, je suis allée me laver un peu. J'ai ensuite demandé à mon mari à quoi ressemblait la déchirure. J'avais préparé un miroir pour regarder moi-même mais j'étais incapable de me souvenir ou je l'avais mis. Il me décrit la déchirure et je comprends que c'est une déchirure de 2ème degré. Je lui dis que vu que je ne fais pas d'hémorragie, la déchirure n'est pas une urgence, je verrais comment je me sens au réveil. Nous allons donc habiller bébé car le drap de bain dans lequel il dormait était humide. 

Je me sentais faible. J'ai repris mes pulsations cardiaques: normales. J'ai pensé que je devais être en hypoglycémie et j'ai envoyé mon mari me chercher à manger. Ca m'a fait du bien. Ensuite, nous sommes allés dans la chambre familiale pour dormir. Une des grande s'est réveillée, elle est venue faire un bisous à bébé et nous nous sommes tous endormis.

Vers 5h30, je me suis levée pour aller au toilette. En m'essuyant, je prends la mesure le la déchirure qui saigne pas mal. Je comprime le saignement avec une serviette hygiénique propre et je réveille mon mari en lui disant que je pense qu'il faut recoudre cette déchirure. Il téléphone à mes parents pour que ma maman puisse venir garder les filles pendant que nous allons à l'hôpital. Elle dit qu'elle réveille aussi ma soeur et qu'elles viennent. Mon mari appelle aussi l'hôpital pour les avertir qu'on arrive pour me faire recoudre dès que nous pouvons partir.

A 7h, ma maman et ma soeur arrivent. Les filles se réveillent, font un bisou à bébé. Je mange et nous nous préparons à partir.

A l'hôpital, nous avons un bon accueil, personne n'essaie de nous culpabiliser de notre choix. Je me fais recoudre. bébé tète. Un pédiatre passe le voir et tout va bien.

Nous rentrons à la maison. Nous dormons un moment, bien contents que quelqu'un soit là pour les filles. Et voilà, nous sommes 5.

Par grisouille - Publié dans : grossesse et naissance - Communauté : En attendant bébé
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Mercredi 21 janvier 3 21 /01 /Jan 20:46

L'expression couramment utilisée est ANA pour accouchement non-assisté, ou GANA, pour grossesse et accouchement non-assisté. Mais ça veut dire quoi non-assisté? Pour certaines, ça veut dire qu'elles suivent leur intuition... pour d'autres, cela veut dire qu'elles se surveillent médicalement. Pendant la grossesse, ça peut vouloir dire : mesure de tension, analyse d'urine, toucher vaginal, mesure de l'utérus, palper pour déterminer la position de bébé. Pendant l'accouchement, ça peut vouloir dire, toucher du col, écoute du coeur du bébé...

Ici, j'ai choisi de suivre certains paramètres pendant ma grossesse, qui n'est entre temps plus suivie par une sage-femme. En effet, avec le matériel adéquat, ce n'est pas difficile de vérifier que tout va bien. Par contre, je me suis bien demandée comment éviter de se surmédicaliser en auto-suivi... car vouloir un accouchement naturel c'est bien, mais si c'est pour se surmédicaliser soi-même, alors je ne vois plus l'intérêt. Je me fixe donc régulièrement des rendez-vous pour mes contrôles et je note les résultats. En cas de souci, ça peut être utile de l'avoir et moi, ça me rassure.

Pour l'accouchement, je ne pensais pas contrôler grand chose... peut-être vérifier au toucher que c'est bien la tête qui arrive... si j'en ressens le besoin.

Ma démarche est vraiment une démarche d'autonomie, pas de déni des connaissances médicales... et s'il devait y avoir un souci, je serais bien contente que la médecine en est là ou elle est aujourd'hui.

Le terme qui conviendrait donc le plus à cet accouchement maintenant plus si lointain, c'est un accouchement autonome, et pas forcément non-assisté.

Bref, cet article peut sembler jouer sur les mots, mais je pensais utile de clarifier certaines notions pour situer ma démarche.

Par grisouille - Publié dans : grossesse et naissance - Communauté : En attendant bébé
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Mercredi 3 décembre 3 03 /12 /Déc 12:31
On me demande souvent si je n'ai pas peur d'accoucher seule chez moi (seule sous-entend sans sage-femme). Non, l'idée de ne pas avoir de sage-femme ne me fait pas peur. Au contraire, je préfère. Je sais qu'ainsi que je ne serais pas tentée d'attendre son avis sur le déroulement et ainsi de me mettre en position de passivité. De plus, je ne dirais pas: c'est unetelle qui m'a accouché... c'est moi qui accouche. Pour moi c'est important de m'approprier cet accouchement, de créer ma bulle et de la préserver.

Par contre, oui, j'ai un peu peur. Peur de l'intensité des sensations, des douleurs, des émotions... car pour la première naissance, j'ai eu une césarienne. Ce territoire est inconnu pour moi et je sais que ce sera intense, fort, puissant, bouleversant... et la puissance et la force qui vont de pair avec un accouchement, cela m'effraie un peu. Je n'ai pas peur que cela se passe mal... mais que je ne me sente pas à la hauteur, que je ne supporte pas l'intensité du moment...

Je pense que toute femme enceinte connait cette peur à un certain degré, peut-être plus avant un premier accouchemeent, je n'en sait rien. Je pense que cette peur est normale, salutaire. Elle permet de libérer toutes nos ressources pour donner la vie. Et ce n'est pas un acte anondin, bien au contraire! On donne la vie à un enfant (ou plus), on donne la vie à une nouvelle maman, avec un enfant en plus. Une nouvelle famille  est aussi créée... qui ne sera jamais comme celle d'avant cette naissance... dans tous les cas, c'est un très grand tournant. Et comme tout bouleversement, une part de peur y est associée. On ne sait pas ce que nous réserve l'avenir. Je sais seulement que cette grossesse doit se termnier par une naissance, que c'est la seule voie possible. Alors je peux travailler sur cette peur, l'apprivoiser pour en faire une alliée le moment venu.

Oui, j'ai peur de l'accouchement et je sais que cette peur m'aidera à puiser les forces qui seront nécessaires à ce passage. J'ai confiance en la nature et je sais que ce bébé naîtra. Par contre, j'espère savoir rester humble face à ces forces à l'oeuvre qui ont pour but de perpétuer une espèce et la vie ici-bas.
Par grisouille - Publié dans : grossesse et naissance - Communauté : En attendant bébé
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Mercredi 3 décembre 3 03 /12 /Déc 11:53
Au fil des jours, je lis, je relis... et hier, j'ai relu ces passages du livre "Pour une naissance heureuse", d'Isabelle Brabant:

"L'AVAC, comme on appelle l'accouchement vaginal après césarienne, était tout bonnement une hérésie au début des années 80. Ce n'est plus l'exploit que c'était alors, Dieu merci! Dans la plupart des régions, il est encouragé et son taux de succès est très intéressant ...(plus de détail dans la ci-dessous). Plus les hésitations du système médical tombent, plus les femmes se donnent le soutien dont elels ont besoin [...] plus elles obtiennent le genre d'accouchement qu'elles désirent. La littérature médicale montre qu'entre 75 et 90% des femmes qui tentent  un accouchement vaginal après une césarienne le réussissent, contre des taux de 50 à 75% dans la génération précédente." (édition 2001, p. 227)

"La sant des bébés nés après une tentative d'AVAC (même si elle devait se terminer par une césarienne) se compare favorablement à celle des bébés nés après une césarienne itérative. Pour les mères, les risques pour la santé sont nettement réduits: moins d'infections, de complications d'anesthésie, de pneumonies, de transfusions sanguines, etc. Le risque d'ne rupture significative de la cicatrice lors d'un AVAC, celui-là même qu'on a pensé éviter en refaisant une césarienne, est de 0,09 à 0,22%. Il pourrait requérir une césarienne d'urgence, c'est vrai. Pour comprendre son importance relative, disons que le risque d'avoir besoin d'une césarienne d'urgence, pour n'importe quelle raison, est 30 fois plus élevé!" (éditon 2001, p. 323-324)

En complément, je suis allée voir sur le site de césarine ce qu'il en est de l'AVAC en général:
http://www.cesarine.org/avenir/avac/
et ce qu'il en est du risque de rupture utérine:
http://www.cesarine.org/avenir/consequences/rupture/. Ce dernier lien est particulièrement intéressant au niveau des chiffres et il en ressort que oui, il y a un risque de rupture utérine mais que celui-ci n'est pas démesurément plus élevé que pour un autre accouchement! Il est cité sur cette page le chiffre de 0,08% de ruptures utérines, tous accouchements confondus. Après une césarienne, plusieurs chiffres sont cités, mais le taux moyens reste inférieur à 5 pour 1000 accouchements. Bien sûr, un transfert à l'hôpital s'impose si ça arrive, mais le taux de mortalité infantile est très faible dans ce cas ( 0,014 % contre 0,65% toutes causes confondues). Pour la mère, les décès sont extrêmement rares et aucun chiffre n'est cité sur le site de césarine.

De plus, le déclenchement et l'utilisation d'ocytocine (toujours selon césarine.org) sont des facteurs augmentant le risque. Sachant que ces statistiques proviennent d'accouchement en milieu hospitalier, il est possible qu'une partie de ces déchirures soit la conséquence de ces interventions, à domicile ce risque pourrait être consédéré comme moindre, surtout en respectant la physiologie de l'accouchement.

Toutes ces recherches me confirment mon intuition première comme quoi je peux accoucher chez moi après une césarienne. Bien sûr, ces recherches me sont utiles et je serait attentive si je sens que quelque chose ne va pas et si j'ai une raison de penser qu'une déchirure à eu lieu, j'irais à l'hôpital en urgence. Mais à nouveau, vu l'ampleur du risque, je choisi de l'assumer. Car, quoi qu'on fasse dans la vie, il y a toujours un risque.

Par grisouille - Publié dans : grossesse et naissance - Communauté : En attendant bébé
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Mercredi 3 décembre 3 03 /12 /Déc 11:41
Jcris cet article car je me pose bien évidemment la question de la sécurité d'un accouchement à domicile sans sage-femme.

Après avoir lu plusieurs ouvrages (voir Bibliographie) et ce site internet
http://www.midwiferytoday.com/articles/chapter6fr.asp , j'ai compris que c'est surtout le fait de se sentir dans son cocon qui fait qu'un accouchement se passe au mieux, physiologiquement. Bien sûr, chaque femme se sentira plus ou moins à l'aise dans différents lieux (maison, maison de naissance, hôpital...) et c'est à chacune de choisir le lieu dans lequel elle se sent le plus à l'aise.

Personnellement, je me sens à l'aise chez moi et je sais que je vais tout mettre en oeuvre pour que les conditions favorables à un accouchement physiologique soit possible. En plus, je me sens à l'abri chez moi, pas "livrée" aux mains des "experts" en accouchement. C'est la raison qui fait que je ne veux pas avoir une sage-femme auprès de moi.

Bien sûr, un problème reste possible... et dans ce cas, nous avons prévu un transfert vers la maternité qui a mon dossier, juste au cas ou. J'espère de tout coeur ne jamais avoir besoin de ce plan B.
Par grisouille - Publié dans : grossesse et naissance - Communauté : En attendant bébé
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Vendredi 21 novembre 5 21 /11 /Nov 12:14

Un accouchement non assisté veut dire, pour moi, avant tout sans interférences... et effectivement, il n'y a personne sur place. Mais en préparant un ANA, on se prépare aussi à certaines situations d'urgences, juste au cas ou. J'ai lu, entre autre, que les hémorragies mortelles sont pour la plupart lente et ne s'arrêtent pas... mais ça laisse le temps d'appeler les secours.


Pour les hémorragies rapides, souvent elles s'arrêtent aussi rapidement, ce qui fait que dans la plupart des cas, on est juste faible après.

On apprend aussi que pour éviter de perdre trop de sang, il vaut mieux laisser le placenta sortir tout seul, même si ça prend plusieurs heures (jusqu'à 24h ça ne pose pas de problèmes... je connais des mères qui ont même attendu plus longtemps sans problème). De même, mettre l'enfant au sein tout de suite permet d'expulser le placenta plus vite et de perdre moins de sang.

Ok, il y a toujours un risque... mais pour moi, le risque que la sage-femme intervienne en tirant sur le cordon, ou panique et décide d'appeler l'ambulance, ce qui fait inévitablement stresser la maman (parfois c'est juste parce qu'elle ne se sent pas capable face à une situation qui se serait passée sans problème sans intervention)... et le stress, ce n'est pas bon pour l'issue de l'accouchement... et s'il y a un problème, on peut toujours appeler de l'aide, ce qui, dans la plupart des cas, permet tout de même de sauver tout le monde...

Voire à ce sujet: http://www.midwiferytoday.com/articles/3rdstagefr.asp

Je crois aussi que nous avons toute un instinct qui nous dit si tout va bien ou non... et rien ne dit que cet instinct, à ce moment précis, ne dira pas d'aller aux urgences le plus vite possible...

Et, pour moi, l'hôpital n'est pas un lieu sûr pour accoucher non plus. Je n'ai pas envie de risquer une détresse de mon enfant à cause d'un anesthésiant (péri, césa ou autre...) ni à cause du fait que je ne me sens pas libre d'agir comme je veux pendant l'accouchement... sans compter le risque d'infection à l'hôpital.

Pour mon premier accouchement, j'ai eu une césarienne... et peu de temps après, j'ai entendu parler d'une maman qui a fait une complication suite à l'anesthésie de la césarienne et qui est morte...

Et les hémorragies sont plus fréquentes à l'hôpital car on ne laisse pas le temps au placenta de sortir, on charge le corps d'hormones si ça ne va pas assez vite et, en général, le résultat est pire à l'hôpital que si on était restée sans personne chez soi.

De plus, dans des études effectuées dans certaines tribus ou les femmes accouchent toutes sans assistance, la mortalité infantile est principalement due aux malformations congénitales, aux naissances prématurées suite à un accident ou à la malnutrition pendant les mois qui suivent... et celles de la mère à une infection suite à l'accouchement, mais très rarement une hémorragie.

Ma conclusion, c'est que personnellement, je me sens beaucoup plus en sécurité d'accoucher seule chez moi qu'avec une sage-femme ou à l'hôpital.

Mais comme pour tout accouchement, je pense qu'il est essentiel de se sentir en sécurité. Chaque femme devrait avoir le droit de choisir l'endroit ou elle se sent en sécurité, que ce soit à l'hôpital, en maison de naissance, à la maison, avec ou sans sage-femme.

Par grisouille - Publié dans : grossesse et naissance - Communauté : En attendant bébé
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En français:

- Pour une naissance heureuse, Isabelle Brabant
- Intimes naissances, auteurs collectifs
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Le Premier cri, le DVD ainsi que le livre qui l'accompagne, Gilles de Maistre

En anglais:

- Spiritual midwifery, Ina May Gaskin
- Unassisted Childbirth, Laura Shanley

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